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Islande 2024

« C’est impossible dit la fierté, c’est risqué dit l’expérience, c’est sans issue dit la raison, essayons murmure le coeur »                                                                                                                                                                                                                     William Arthur Ward.
 

 



Une expédition en Islande, pays de la glace et du feu, est toujours une expérience pleine d’imprévus. Certaines peuvent marquer votre existence à tout jamais et celle que nous avons entrepris en mars 2024 ne fera pas exception à la règle… Aux paysages fabuleux que nous avons traversés se sont greffées des conditions climatiques extrêmes, des dénivelés importants et les pulkas lourdement chargées au début de notre aventure.
 

Le projet a pris corps en novembre 2023. Deux options soumises par Jean-Marc étaient à débattre. La première nous faisait débuter l’expédition à l’ouest sur les premières pentes du glacier Langyökull pour se terminer au nord-est à proximité de la caldeira du Krafla. La seconde nous faisait démarrer toujours au pied du Langyökull pour nous mener cette fois au sud sud-est vers un lieu totalement imprononçable Kirkjubæjarklaustur en nous faisant passer par le massif géothermique de Kerlingarfjöll, le Landmannaulaugar et enfin la spectaculaire faille de Eldjga avant de rejoindre la route numéro 1 qui fait le tour de l’ile. C’est cette seconde option que nous choisissons, plus spectaculaire avec un retour plus simple sur Reykjavik. 

Parcours de l'expédition

Nous serons trois compères pour mener à bien cette aventure : Jean-Marc qu’on ne présente plus, Olivier, ultra traileur et moi.

Nous nous retrouvons tous les trois à l’aéroport de Keflavik le 21 mars et prenons la direction de Rekjavik où Jean-Marc a loué un gite pour deux jours. Ce sera le temps nécessaire pour finaliser les achats et préparer notre équipement. Aux plats lyophilisés que nous avions apportés de France vont s’ajouter les céréales du petit déjeuner, 20 plaques de chocolat chacun et 300g d’arachides et fruits secs divers pour chaque journée de progression.
Il nous faut pas moins de 4000kg/cal par jour pour nous permettre de supporter le froid, les conditions météos toujours extrêmes en Islande et le rythme imposé.
Au poids de la nourriture viennent s’ajouter le matériel commun : essence, réchauds, gamelles, sac de couchage, vêtements, packrafts pour la traversée de rivières qui ne seraient éventuellement pas prises par les glaces, chariots pour les pulkas au cas où la neige viendrait à manquer et enfin le matériel photographique assez conséquent.


 

Préparation de la nourriture
Préparation de la nourriture
Départ depuis Rekjavik
Dépose sur le glacier Langjökull

C’est aujourd’hui 20 mars que le 4X4 que nous avions réservé nous emmène vers notre point de départ, le glacier Langyökull.

Au fur et à mesure que nous nous rapprochons de Hùsafell, village se trouvant au pied du glacier, le paysage se transforme. La neige totalement absente sur Reykjavik est maintenant bien présente et drape le paysage d’un voile blanc immaculé. Il est vrai que nous avons pris de l’altitude depuis notre départ de la capitale islandaise.

Le point zéro de notre expédition est atteint. Le 4X4 nous laisse sur les pentes du glacier, livrés à nous même. Pas de temps d’adaptation aux conditions climatiques ni pour la mise en jambes, nous attaquons d’entrée la montée à près de 6% avec les pulkas pesant entre 70 et 80kg. Les organismes sont mis à rude épreuve et un vent violent nous secoue durement dès les premiers mètres de l’ascension. Le refroidissement éolien est important ; c’est au début d’une expédition hivernale que les dangers sont les plus importants. Les engelures peuvent survenir très rapidement sans que l’on s’en aperçoive et les dégâts peuvent être irréversibles. Il faut calfeutrer minutieusement la moindre zone qui pourrait être en contact avec le vent. Une  cagoule Néoprène intégrale pour le visage et une paire de moufles à deux épaisseurs sont indispensables. J’ai opté pour la marque Outdoor Research depuis plusieurs années. Elle garantissent une protection maximale jusque’à -40°. 

Le vent puissant balaye les pentes, faisant courir la neige à une allure vertigineuse sur le sol, nous transformant en des formes fantomatiques lorsque nous nous éloignons les uns des autres.
Arrivée sur les hauteurs à proximité d’une grotte artificielle creusé dans les flancs du glacier par des scientifiques, le vent s’est soudainement calmé nous offrant un répit bien mérité et une vue magnifique sur la vallée. Les rayons du soleil subliment le paysage de couleurs pastels allant du jaune au bleu.

De timides aurores nous souhaitent la bienvenue pour notre première nuit sur le Langjökull.

Progession
Tempête sur le Langjokull
Aurores
Aurores

Cette seconde journée nous laisse respirer. Bien que le vent soit toujours présent, la progression sur le glacier est un moment de pur bonheur et nous évoluons à près de 1300 m d’altitude. Nous sommes en immersion totale dans le monde polaire. Le blanc fascine, fait disparaitre les repaires, dissout les distances. Seuls quelques sommets s’aventurent au dessus du glacier et nous permettent de suivre le cap à partir des points GPS que Jean-Marc avait établis avant le départ.

Le soir, très vite les habitudes prennent leurs droits : montage de la tente, préparation du couchage et mise en route du réchaud. Nous sommes trois et il ne faut pas loin d’une heure pour faire fondre la neige mais la récompense se profile avec un savoureux plat lyophilisé réconfortant. On se contente de peu lorsque nous sommes en mode expédition hivernale. Je dois dire, et nous en convenons tous les trois, que la qualité des plats proposés s’est nettement améliorée depuis le début de nos expéditions… il y a maintenant 30 ans.

Deux jours et demi seront suffisants pour traverser le Langyökull avant de descendre vers les hautes terres. Elles bordent les trois grands glaciers, le Langyökull à l’ouest, le Hofsjökull au nord et le Vatnajökull à l’est. Quelques pistes accessibles avec des 4X4 sillonnent les parties nord et ouest. Nous prenons la direction du massif du Kerlingarfjöll, un des joyaux de l’Islande situé au nord des hautes terres et à l’est du Langyökull. 

A proximité du massif devait se trouver un refuge dans lequel nous avions prévu de nous abriter en prévision de l’approche d’une tempête. A la place c’est un vaste complexe hôtelier qui à été édifié pour les touristes et Islandais les plus fortunés. Nous décidons tout de même de rester, d’autant plus que l’établissement est vide.

Le lendemain nous prenons la direction de la zone géothermique. Situé dans les hautes terres, le site est particulièrement difficile d’accès en hiver. Le Snaeköllur qui culmine à 1477 m est le gardien du domaine. En arrivant sur les hauteurs, la beauté du décor qui nous entoure est à couper le souffle, les fumerolles sont omniprésentes. Ça bouillonne, ça siffle, ça fume, ça sent le soufre, le souffle des entrailles de la terre éructe. Les solfatares, boue chauffées à 180° sont omniprésentes et nous incitent à être prudent. Les forges de Vulcain sont en action. La neige qui couvre les hauteurs tend à disparaitre autour de la rivière et dévoile par endroit une palette de couleurs rouge orangé, certainement magnifiée lorsque la neige a presque disparu en été. 
Nous restons ébahis devant un tel spectacle qui nous laisse dans un état contemplatif. 

Kerlingarfjoll
Kerlingarfjoll

Le massif de Kerlingarfjöll : l'activité géothermique est intense

Kerlingarfjoll
Kerlingarfjoll

Le lendemain, le vent s’est renforcé. La tempête initialement prévue la veille est en approche mais ne nous laisse pas trop d’alternative, nous n’avons pas le choix et il faut avancer. Au fur et à mesure de notre progression les conditions se dégradent. La neige court à une vitesse vertigineuse autour de nous, nous obligeant à trouver un abri en fin de journée. Nous finissons par nous adosser à une colline pour nous préserver des rafales qui deviennent, au fil des minutes, de plus en plus fortes.


Avant de planter la tente, il est indispensable de décaisser la neige pour enterrer la tente et ériger un mur qui nous protègera un minimum de la force du vent. Une fois dans la tente, le bruit devient assourdissant et, pour Jean-Marc, il est presque évident que la nuit risque d’être très problématique et va nous rendre vulnérables en raison de notre exposition au vent. C’est alors  avec beaucoup de conviction qu’il entreprend de creuser un trou dans la neige à proximité de la tente. En fonction de l’épaisseur de neige il sera peut-être possible d’avoir un espace suffisant pour tous les trois pour nous y réfugier si les conditions empirent. La proximité d’un danger est salutaire et réveille des ressources insoupçonnées qui dictent les choix les plus adaptés face à un événement extrême. Les rafales filant à près de 100km/h et l’approche imminente du coeur la tempête nous incitent à terminer rapidement notre igloo sous la neige.

Nous y resterons deux nuits, incapables de pouvoir nous déplacer. Nous tenterons tout de même une sortie dans l’après-midi pour nous dégourdir les jambes et contempler les flots de neiges qui s’écoulent tel un torrent en furie.

Le lendemain, la tempête a perdu de son intensité et nous reprenons la route. Le vent de mi-face projète la neige sur notre visage altérant parfois la vue. Cagoule Néoprène, lunette de glacier, moufles deux épaisseurs, il ne faut pas plaisanter avec une nature qui se déchaine. Au fil de la journée, les rafales se sont renforcées. Dans le milieu de l’après-midi nous nous rendons à l’évidence, planter la tente dans ces conditions devient totalement impossible et il nous faut trouver une solution de replis. 
En Islande de nombreux refuges sont installés le long des pistes empruntées par les 4X4 lors des traversées des hautes terres. D’après  le GPS une heure nous sépare d’un de ces refuges, encore faut-il qu’il soit ouvert. Notre nouvel abri pour la nuit est en vue et il est ouvert, que du bonheur. Le calme intérieur est un réel bienfait pour nos oreilles qui ont supporté toute la journée le bruit incessant des bourrasques.

 

Campement près du massif de Kerlingarfjoll avant la tempête
Campement près du massif de Kerlingarfjoll avant la tempête
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Construction du mur de neige

100 km/h

Ça secoue fort

On haubane la tente pour qu'elle résiste au vent

Sous la neige, notre antre nous protége

Coucher de soleil pendant la tempête
Entrée de l'abri sous la neige pour se protéger de la tempête

Coucher de soleil sous la tempête

L'entrée de la grotte

Ce matin Eole a décidé de nous rendre la tâche plus facile en calmant ses ardeurs. La quiétude étant revenue c’est avec sérénité que nous prenons la direction du massif du Landmannalaugar qui se trouve à trois jours de marches.

Nous nous engageons sur le plateau des hautes terres, désert de cendre en été, c’est un désert blanc en hiver. Nous passons par le lac Fórisvatn avec non loin de là, la centrale électrique de Vatnsfellsstöð. On compte une bonne centaine de centrales comme celle-ci en Islande, elles contribuent à l’alimentation électrique de la plupart des villes et des zones les plus reculées. 


Nous quittons les hautes terres et l’atmosphère c’est nettement réchauffé. Après avoir traversé un second lac artificiel durant près de deux heures nous nous mettons en quête d’un endroit pour planter la tente. Ce qui n’est pas chose facile, le terrain est jonché de pierres volcaniques et la neige est moins abondante. 

Le lendemain matin nous hésitons sur la direction a prendre. Un nouveau coup de vent est en approche. Faut-il se mettre à l’abri dans une dépression ou poursuivre notre route pour le Landmannalaugar ? Il faut d’abord sortir du dédale de pierres et de rochers dans lequel nous avions installés le campement avant de prendre la décision appropriée. En à peine une heure nous nous retrouvons sur une piste que de rares véhicules empruntent. Par chance un 4X4 se dirige vers nous et fait stop à notre niveau. Tout d’abord surpris de voir 3 individus un peu perdus en skis tirant des pulkas errer la piste, le conducteur nous indiquent avec beaucoup de bienveillance la direction vers le Landmannalaugar. Il faut remonter la piste sur 9km puis le reste sera effectué au GPS soit 25km au total. 

L’énergie qui commençait à décliner nous envahit et c’est un moral a toute épreuve qui s’empare de nous. Au fil de la journée un voile laiteux commence à tomber autour de nous. Une brume nous enveloppe, un jour blanc s’empare du paysage et une lueur blanche altère la vue, c’est le Whiteout. C’est un phénomène atmosphérique particulièrement présent dans les régions polaires et dans lequel les contraste sont nuls, faisant perdre toute notion de distance. Le ciel et la neige se confondent.

Traversée du lac Fórisvatn

Campement sur un lac

Le WhiteOut

Traversée du lac Fórisvatn

La neige se fait rare au milieu des rochers

Le WhiteOut



Nous sommes proches du refuge du Landmannalaugar mais il nous reste à traverser une rivière qui serpente dans la plaine. Trop proche des flans des collines nous sommes obligés de la traverser deux fois. Elle n’est pas profonde mais il faut tout de même prendre notre courage à deux mains pour affronter le froid mordant de l’eau de fonte. Trois aller retour pour chacune des traversées seront nécessaire pour transporter tout le matériel.

Grande fut notre déception, lorsque le gardien du refuge nous informe que celui-ci est fermé et que le seul endroit qu’il peut nous proposer est le bâtiment des douches et des toilettes non chauffées. Pas d'eau, de l’électricité que quelques heures le temps de recharger nos batteries,  mais au moins nous n’avons pas à monter la tente.
D’un abord un peu bourru, Il faut dire qu’il faut avoir un caractère bien trempé pour monter la garde dans un refuge où presque personne ne passe durant l’hiver, le cerbère c’est montré prévenant à notre égard et nous a offert un café réconfortant chaque matin dans sa demeure. Ces moment passés en sa compagnie nous ont permis d’en savoir plus sur sa vie et les rudes conditions d’hivernage dans le refuge.

Nous restons deux jours dans l’un des paysages les plus spectaculaire d’Islande, surtout en été où la fonte de la neige laisse apparaître un camaïeu de couleurs allant du rouge au jaune en passant pas l’orange, le cuivré et le vert du plus bel effet. Cette palette de couleurs est du à la présence de Rhyolite, d’oxyde de fer et d’autres minéraux issus des différentes éruptions volcaniques. Mais en hiver très peu de contraste, pas de couleurs ou très peu, le blanc règne en maitre. 

 

C’est depuis ce massif que démarre l’un des treks les plus spectaculaire d’Europe, le Laugavelur, il rejoint au sud la vallée de Forsmörk au pied du glacier Eyjafjallajökull. C’est l’éruption du volcan Eyjafjoll , qui dort sous la calotte du glacier qui avait posé tant de problèmes il y a maintenant 14 ans, obligeant l’annulation de près de 100 000 vols surtout dans le nord de l’Europe durant près de 10 jours. Le trek peut se poursuivre encore plus au sud jusqu’à la spectaculaire chute d’eau de Skogarfoss. J’avais  effectuer ce parcours il y a maintenant 30 ans et cela reste un souvenir mémorable.
 

Le Landmannalaugar

Traversée d'une rivière

Les deux jours de repos ont été bénéfiques et nous ont permis de découvrir ce haut lieu symbolique de l’Islande.
La progression vers le sud reprend. il faut de nouveau traversée la rivière avant de nous engager dans une vallée étroite qui doit nous mener dans deux jours à proximité de la spectaculaire faille de Eldjga. Le temps est avec nous, le soleil est radieux et pas de difficultés durant les premières heures de la journée. Je savoure pleinement mais ne me faisant guère d’illusion sur la suite de la journée, une difficulté pouvant survenir à tout moment.

En regardant plus attentivement mon GPS je me rend compte que nous allons arriver au bout de la vallée et que devant nous se dresse un mur qu’il va falloir franchir. Les grandes pulkas seront tractées à deux, les petites ne poseront pas trop de problème. L’endurance et la force sont importante quand on s’engage dans ce genre d’aventure, mais la puissance est un atout indispensable lorsque la configuration du terrain devient encore plus accidenté et c’est ce qui me fait défaut au contraire de Jean-Marc. Traverser la terre de Banks ou Tuktut Nogait devient une charmante balade comparé à l’Islande.

Après tant d’effort la nuit a été réparatrice. Le calme autour de nous est rassurant. J’apprécie ces matins d’expédition où la sérénité enveloppe l’atmosphère, où progressivement chacun se réveille, où le bruit du réchaud sonne l’heure du café et du thé. Les céréales qui s’entassent dans le bol donnent le tempo d’une journée qui voudrait se dérouler de la meilleure manière.

Très vite il faut se rendre à l’évidence, la journée ne sera pas de tout repos une nouvelle fois. Deux itinéraires étaient envisageables pour rejoindre la faille. L’un passant par une vallée étroite où serpente une rivière et permettant de rejoindre Eldjga plus facilement. L’autre passant par un col avec une montée et une descente assez compliquée. Lors de l’étude du parcours, j’avais remarqué que les courbes de niveau étaient particulièrement serrées du col vers le bas de la vallée, ce qui laissait présager de nouvelles difficultés si nous empruntions cet itinéraire. C’est cette seconde option que nous avons été malheureusement obligé de prendre, la rivière qui serpente dans la vallée est dégelée et ne laisse aucune place pour progresser en tout sécurité. 


 

La montée vers le col ne fut pas aisée, la fatigue se faisant sentir de plus en plus après trois semaines de raid. Arrivés au niveau du col, la vue est particulièrement exceptionnelle malgré une brume qui enveloppe le bas de la vallée. Objectif la faille d’Eldjga et une descende pour le moins compliquée. Il va falloir retenir durant tout ce temps le poids des pulkas qui nous entraine parfois trop vite et et s’acharnent à se retourner pour nous compliquer la tâche.

Nous sommes presque au niveau de la faille, j’ai rejoins Olivier qui cherche l’endroit le plus propice pour s’engager sur la dernière descente. J’attends qu’il prenne un peu d’avance pour m’engager à mon tour, mais quelques secondes d’inattention, et c’est l’erreur fatale. J’ai laissé les pulkas derrière moi qui se mettent à glisser, percutent mes mollets et m’entrainent 5 mètres plus bas dans un trou se trouvant à ma gauche. Je n’ai pas eu le temps de réagir et voilà comment on met fin prématurément  une aventure qui devait se terminer normalement dans trois jours.

La douleur est telle au bras gauche que je ne me fais guère d’illusion sur l’étendue des dégâts. Une attelle de fortune tiendra mon bras jusqu’au lendemain et l’arrivée des secours. Nous nous étions laissés la nuit pour voir l’évolution. Mais pour Jean-Marc et Olivier, pas question de s’arrêter, les Packrafts seront utilisés dans la rivière qui serpente dans le bas de la faille et ils poursuivront le raid durant une journée supplémentaire. Mais les conditions de progressions désastreuses auront raison de leur abnégation et de leur volonté. 

L’hôpital de Selfoss confirme une double fracture radius cubitus, ce qui ne me surprend pas. Une fois plâtré je rejoins Reykjavik où mes deux compères me retrouveront le lendemain. 
Les quatre jours restant seront mis à profit pour organiser un petit road trip sur le sud de l’Islande jusqu’à Höfn et le Westrahorn en passant par Skogarfoss, le canyon de Fjaðrárgljúfur que Justin Bieber a contribué à défigurer suite au simple tournage d’un clip vidéo qui a été visionné par près de 500 millions de personnes et qui a vu affluer les touristes par milliers dans ce lieu jusque là inconnu.
Quelque soit les aléas qui peuvent survenir  lors d’une expédition, cette aventure restera un grand moment de partage, d’amitié, de dépassement, d’humilité et de résilience face aux éléments et où la contemplation et l’émerveillement devant des paysages uniques sont la récompense absolue.

Photos de l'expédition

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